mercredi 18 août 2010

L'interrogation

Il existe plusieurs façons de poser les questions en français. La plus familière est de poser la question sur le modèle sujet + verbe + complément + ?. L'intonation de la voix détermine alors qu'il s'agit d'une question.
Une autre forme, plus soutenue, consiste à faire précéder le verbe de est-ce que + sujet + verbe + complément + ?.
Enfin, la forme la plus soutenue est celle de l'inversion du sujet. Un trait d'union apparaît entre le verbe et le sujet qui se retrouve alors à droite du verbe : verbe + trait d'union + sujet + complément + ?. Pour des raisons de sonorité, il est possible qu'un trait d'union apparaisse avec la troisième personne du singulier. De même, un accent grave peut apparaître au présent de l'indicatif lorsque le verbe est terminé par un e. Cette forme fait l'objet d'une section de grammaire spéciale tant elle pose de questions.
- Tu viendras ?
- Est-ce que tu viendras ?
- Viendras-tu ?
- Viendra-t-il ?
- Puisse-t-il venir ?
- Puissè-je venir ? (nouvelle orthographe)
- Puissé-je venir ? (ancienne orthographe)
On remarque que pour des raisons de sonorité, un t apparaît lors de l'inversion du sujet à la troisième personne avec il, elle, on, ils et elles. Ceci se produit dans tous les cas sauf devant un t ou un d. En effet, même si on a un d, on a un affaiblissement de la prononciation et on le prononce comme un t. On note le cas de convaincre, qui se terminant par un c, a besoin d'un t lors de l'inversion du sujet. On remarque le trait d'union entre chaque mot.
- convainc-t-il ?
- prend-il ?
- cueille-t-il ?
- peut-il ?



L'interrogation totale :


Elle porte sur toute la phrase, elle correspond aux questions fermées auxquelles on peut répondre par «oui», «non» ou «si».
 

Les marques de l'interrogation totale
L'intonation montante
Tu viens ?
L'inversion du pronom sujet
Viens-tu ?
Ta mère vient-elle ?
Le marqueur «est-ce que»
Est-ce que tu viens ?
Est-ce que ta mère vient ?

 

L'interrogation partielle :

Elle porte sur un élément de l'énoncé ou de la situation.  
Les pronoms interrogatifs
Les pronoms interrogatifs invariables
Sujet
personne
forme complexe
Qui est-ce qui
Qui est-ce qui vient avec moi ?
forme simple
Qui
Qui vient avec moi ?
chose
forme complexe
Qu'est-ce qui
Qu'est-ce qui brûle ?
Pas de forme simple
Complément d'objet direct
personne
forme complexe
Qui est-ce que
Qui est-ce que tu regardes ?
Qui est-ce que Pierre regarde ?
forme simple
Qui
Qui regardes-tu ? (avec inversion du pronom sujet)
Qui Pierre regarde-t-il ?
chose
forme complexe
Qu'est-ce que
Qu'est-ce que tu veux ?
Qu'est-ce que cette personne veut ?
forme simple
Que
Que veux-tu ?
Que veut cette personne ?
complément d'objet indirect
personne
forme complexe
À qui est-ce que / De qui est-ce que
À qui est-ce que tu parles ?
De qui est-ce que Marie parle ?
forme simple
À qui / De qui
À qui parles-tu ?
De qui Marie parle-t-elle ?
chose
forme complexe
À quoi est-ce que / De quoi est-ce que
À quoi est-ce que tu penses ?
De quoi est-ce que Jean rêve?
forme simple
À quoi / De quoi
À quoi penses-tu ?
De quoi Jean rêve-t-il ?
complément circonstanciel
personne
forme complexe
Préposition + qui est-ce que
Avec qui est-ce que tu sors ?
Sur qui est-ce que Julie peut compter ?
forme simple
Préposition + qui
Avec qui sors-tu ?
Sur qui Julie peut-elle compter ?
chose
forme complexe
Préposition + quoi est-ce que
Après quoi est-ce que tu cours ?
Devant quoi est-ce que Philippe s'arrête?
forme simple
Préposition + quoi
Après quoi cours-tu ?
Devant quoi Philippe s'arrête-t-il ?
Les pronoms interrogatifs variables

(choix entre plusieurs personnes ou plusieurs choses)
Masculin singulier
Féminin singulier
Masculin pluriel
Féminin pluriel
Sujet

Lequel des deux est-il venu ?
Lequel
Laquelle
Lesquels
Lesquelles
Complément d'objet direct
Lequel des deux as-tu vu ?
Lequel
Laquelle
Lesquels
Lesquelles
Complément d'objet indirect
Auquel des deux as-tu parlé ?
Auquel
Duquel
À laquelle
De laquelle
Auxquels
Desquels
Auxquelles
Desquelles
Complément circonstanciel

Chez lequel des deux es-tu allé ?
Préposition + lequel
Préposition + laquelle
Préposition + lesquels
Préposition + lesquelles


Les adjectifs interrogatifs
(suivis d'un nom)
Masculin singulier
Quel Quel jour sommes-nous ?
Féminin singulier
Quelle Quelle heure est-il ?
Masculin pluriel
Quels Quels gants vas-tu porter ?
F éminin pluriel
Quelles Quelles lunettes dois-je mettre ?


Les adverbes interrogatifs
(sur les circonstances)
Moment
Quand
Quand viendras-tu ?
Quand Pierre viendra-t-il ?
Quand est-ce que Pierre viendra ?
Lieu
est-il ?
est Pierre ?
Pierre est-il ?
est-ce que Pierre est ?
Manière
Comment
Comment vas-tu ?
Comment va ton frère ?
Comment ton frère va-t-il ?
Comment est-ce que va ton frère ?
Cause
Pourquoi
Pourquoi sors-tu ?
Pourquoi Rose sort-t-elle ?
Pourquoi est-ce que Rose sort ?
Coût
Combien
Combien ça coûte ?
Combien cela coûte-t-il ?
Combien est-ce que ça coûte ?

L'interrogation alternative :

Elle propose un choix sur plusieurs éléments.

Sélection dans une série d'éléments. Vous préférez du vin rouge, du vin blanc, ou une boisson non alcoolisée ?

L'interrogation oratoire :

Les questions oratoires ou rhétoriques, sont des assertions déguisées qui n'appellent pas vraiment de réponse. Elles correspondent à des actes de langage pragmatiques ayant pour but un changement d'attitude ou de point de vue chez l'interlocuteur.

Différents types d'interrogation oratoire
Appel au jugement de l'interlocuteur pour faire passer ses propres opinions Allons-nous continuer à nous disputer ?
Croyez-vous que ce soit une bonne idée ?
Peut-on accepter cette injustice ?
Argumentation rhétorique interro-négative Est-ce que vous ne m'avez pas déjà raconté cela ?
Ne devons-nous pas faire quelque chose ?
Ta tenue n'est-elle pas trop négligée pour ce type de soirée ?
Injonction
Pouvez-vous me passer ce livre ?
Alors, tu viens ?
Si on faisait une petite promenade ?

Auriez-vous l'obligeance de m'accorder un instant ?

Tu ne vas pas partir maintenant ?
Suprise
Comment ? Tu plaisantes !
Fonction phatique :ayant pour but de garder le conctact avec l'interlocuteur
... vois-tu ?
... comprenez-vous ?
... n'est-ce pas ?

Le subjonctif dans les propositions relatives

(et avec "seul," "premier," "dernier," "unique," "suprême," "le plus ... que" et "le moins ... que")


Le subjonctif est fréquent dans les propositions relatives exprimant une idée non concrétisée (qui n'existe que dans ma tête):
L'entreprise cherche un responsable qui prenne en charge le secteur.
ceci est souvent le cas lorsque l'antécédent est un modèle: Je voudrais un livre qui soit intéressant pour un adolescent.
C'est notamment le cas quand la relative dépend d'une principale négative ou interrogative.
Il n'y a personne qui sache ce qu'il veut.
Il n'a rencontré personne qui sache le renseigner.
Je n'ai aucun élève qui puisse faire ce devoir.
Auriez-vous des chaussures qui m'aillent ?  

1. Les cas de "seul," "premier," et "dernier"

 
Le verbe de la relative se met à l'indicatif si l'on constate un fait.


seul: Il est le seul qui nous a apporté son aide.
premier: Quand on arrive sur la place, le premier édifice que l'on voit, c'est la mairie.
dernier: C'est le dernier film que j'ai vu.


Le subjonctif, plus fréquent, apporte une nuance de conséquence et de sentiment (crainte, désir, espoir, etc.).


seul: Il est le seul qui puisse nous aider.
premier: La première chose que nous puissions faire, c'est d'avertir notre collègue.
dernier: C'est bien la dernière solution que je puisse adopter!


Le conditionnel insiste sur l'idée d'éventualité.


seul: Il est le seul qui pourrait nous aider, en cas de besoin.
premier: C'est bien la première affaire qui se réglerait sans difficulté ni retard!
dernier:
C'est la dernière solution à laquelle nous pourrions recourir (si nous étions dans une telle situation).


2. "plus" (ou "moins) comme superlatif relatif ("le plus ... que," "le moins ... que")


Normalement suivi du subjonctif.


C'est la solution la plus avantageuse que nous puissions adopter.
C'est le plus que je puisse obtenir.
C'est le moins que l'on puisse dire.



Si l'on veut insister moins sur la possibilité que sur la réalité du fait, on pourra employer l'indicatif.


Ce prix est le plus bas qu'on nous a proposé.

Les adverbes en -ment


Fonction
  • L'adverbe ajoute du sens au verbe. Il ajoute une information complémentaire, une précision sur l'action exprimée par le verbe. L'adverbe est INVARIABLE : il a toujours la même forme.
  • Les adverbes expriment la manière dont l'action est réalisée et répondent à la question comment?
Ex : Son père parle lentement.

Formation
  • En général, on forme l'adverbe à partir de l'adjectif au féminin + ment.
Ex: doux douce doucement
heureux heureuse heureusement
fort forte fortement


Sauf: gentil/gentiment, bref/brièvement
  • On ajoute -ment aux adjectifs masculins qui se terminent par une voyelle.
Ex: poli poliment
absolu absolument
vrai vraiment
  • On ajoute -amment aux adjectifs qui se terminent par -ant.
Ex: méchant/méchamment, puissant/puissamment

  • On ajoute -emment aux adjectifs qui se terminent par -ent.
Ex: fréquent/fréquemment, innocent/innocemment

L'expression de la durée

Un certain nombre d'adverbes ou de prépositions servent à exprimer le temps et la durée en français.Vous trouverez ci-dessous des exemples descriptifs et un résumé des fonctions et de l'utilisation de ces différentes structures.

1. Structures générales de l'expression de la durée.
continuité
durée limitée
durée pour accomplir
moment dans le passé
moment dans le futur
au moment où on parle, l'action continue.
i. au moment où on parle, l'action est achevée.
ii. on parle d'une période limitée dans le futur.
iii. on parle d'une situation générale.
on parle du temps qu'il faut pour accomplir l'action.
on parle de quelque chose qui a eu lieu.
on parle de quelque chose qui va avoir lieu.
verbe au présent ou passé
verbe au passé, futur ou présent.
verbe au passé, futur ou présent.
verbe au passé
verbe au présent ou futur
———
2. Utilisation


Depuis
Continuité : au moment où on parle, l'action - ou ses effets - continuent.
J'étudie le français depuis deux ans.
Je l'attends depuis deux heures.
Ce magasin est ouvert depuis trois mois.
Je suis marié depuis 1986.
Je suis malade depuis une semaine.
Depuis son départ, elle est triste.
Il est revenu depuis la semaine dernière.
Il a changé d'attitude depuis un certain temps.
Il ne travaille plus depuis l'âge de 60 ans.
Il n'a pas écrit depuis trois ans.
Il est parti depuis longtemps.
Je ne l'ai pas vu depuis trois semaines.
Depuis son accident, il n'a jamais voulu conduire une voiture.
Note 1 : il existe des structures équivalentes : "Ça fait... que" ou "Il y a... que" (en référence seulement à une période de temps)
Ça fait deux ans que j'étudie le français.
Il y a deux heures que je l'attends.
Ça fait trois mois que ce magasin est ouvert.
Il y a une semaine qu'il est revenu.
Ça fait longtemps qu'il est parti.
Il y a trois ans qu'il n'a pas écrit.
Ça fait une semaine que je ne l'ai pas vu.
Note 2 : "Depuis... que" est utilisé comme point d'origine dans le passé.
Depuis qu'il est parti, les choses ont beaucoup changé.
Depuis que je suis né, j'ai un problème à l'oreille.
Il rêve d'être acteur depuis qu'il est tout petit.
Il n'est plus le même depuis qu'elle l'a quitté.
Il n'arrête pas de parler depuis que le film a commencé.
Il prend sa voiture tous les jours depuis qu'il a son permis de conduire.
Tout va plus vite depuis qu'on a inventé l'électricité.
———


Pendant
(i) Durée au passé : au moment où on parle, l'action est achevée. Le verbe est en général au passé composé.
J'ai habité au Maroc pendant trois ans.
J'ai vécu pendant de longues années en Chine.
Je l'ai attendu pendant des heures.
Je me suis ennuyé pendant ce cours.
Pendant tout le voyage, il m'a raconté sa vie.
Il a beaucoup souffert pendant son enfance.
Je l'ai rencontré pendant mon séjour à Paris.
Il a plu pendant toute la journée.
J'ai appris le français pendant un an an puis j'ai abandonné.
Il y a eu trois sonneries de téléphone pendant le concert.
Je me suis beaucoup amusé pendant l'été dernier.
Note : l'élision de "pendant" est parfois possible.
J'ai habité trois ans au Maroc.
J'ai vécu de longues années en Chine.
Je l'ai attendue des heures.
(ii) Au futur, "pendant" fait référence à une période limitée dans le temps. Le verbe est au futur.
Cette exposition va durer pendant quinze jours.
Je ne sais pas ce que je vais faire pendant les vacances.
Je serai absent pendant deux semaines.
Il va faire froid pendant deux jours.
Les chauffeurs de bus vont faire la grève pendant cinq jours.
Ma voiture est en panne : je vais devoir prendre le métro pendant toute la semaine prochaine.
Note - "pendant" fait parfois référence à une situation générale. Le verbe est alors au présent.
Il travaille pendant la semaine.
Il neige pendant l'hiver.
La bibliothèque ferme pendant les vacances.
J'attrape toujours un rhume ou deux pendant l'hiver.
———


En
Durée pour accomplir : on parle du temps qu'il faut pour accomplir l'action. Le verbe est au présent, au passé ou au futur.
Vraiment facile cet exercice, je vais le faire en une heure.
Il a mangé trois croissants en deux minutes !
Des coureurs cyclistes font le tour de France en trois semaines.
En deux mois, j'ai grossi de dix kilos !
Si voulez maigrir de cinq kilos en deux semaines, faites un régime.
Il a appris à parler français en six mois.
En deux semaines, j'ai gagné 5,000 dollars.
Jules Verne a écrit "Le Tour du monde en quatre-vingts jours".
———


Il y a
Moment dans le passé : on parle de quelque chose qui a eu lieu. Le verbe est en général au passé composé.
Jacques ? Je l'ai vu il y a deux jours.
J'ai rencontré Marie il y a cinq minutes.
Le cours a commencé il y a dix minutes.
Cela s'est passé il y a deux jours.
Nous nous sommes rencontrés il y a cinq ans.
C'était son anniversaire il y a deux jours.
Note : en référence à une période de temps, on utilise "Il y a... que" comme équivalent de "depuis".
Il y a trois jours qu'ils sont arrivés.
Il y a vingt ans qu'elle est partie en France.
Il y a dix ans que nous vivons ensemble.
———


Dans
Moment dans le futur : on parle de quelque chose qui va avoir lieu. Le verbe est au futur ou au présent.
Je finis dans deux heures, venez me chercher.
Je vous rejoins dans dix minutes.
Les vacances, c'est dans deux mois !
Je vais avoir des examens dans deux semaines.
Dépêchez-vous, le film commence dans cinq minutes.
Le train entrera en gare dans trois minutes.
Je ne sais pas ce que je ferai dans dix ans !
Dans trente ans, il y aura des restaurants sur Mars.
Dans vingt siècles, la Terre aura peut-être disparu.

L'expression du but.

1. Le but peut être exprimé par une conjonction. Le résultat souhaité étant possible mais pas certain, il est exprimé au subjonctif.


  • "Pour que" et "afin que" n'ont pas de nuance particulière: Ses parents l'ont envoyé très jeune en France pour qu'il puisse bien parler la langue.
attention.gifQuand les deux sujets sont identiques, il faut employer "pour" + infinitif ou "afin de" + infinitif: On a mis un canapé-lit dans le salon pour y faire dormir nos amis de passage.

  • Quand il y a deux buts exprimés, le second but est introduit seulement par "que": Elle a fait des courses pour que nous ayons quelque chose à manger et que nous ne soyons pas obligés d'aller en faire en arrivant.

  • "Pour que... ne... pas", "de peur que" expriment un but qu'on peut éviter: Ils parlaient bas pour qu'on ne les entende pas. Nous partirons tôt de peur qu'il n'y ait des embouteillages.
attention.gifQuand les deux sujets sont identiques, il faut employer "pour ne pas" + infinitif, "de peur de" + infinitif: Nous sommes rentrés sur la pointe des pieds pour ne pas les réveiller. J'ai pris de l'aspirine de peur d'avoir mal à la tête.


2. Le but peut être exprimé par une préposition.


  • "Pour", "de peur de" sont obligatoirement suivis de l'infinitif lorsque les sujets sont identiques: J'ai réservé un mois à l'avance pour être sûre d'avoir des places. Je lui ai téléphoné avant de partir de peur de ne pas le trouver chez lui.

  • "Pour", "de peur de" peuvent être suivis d'un nom: J'aimerais un produit efficace pour l'entretien de la moquette. Ils ne sont pas partis en bateau de peur d'une tempête.

mardi 17 août 2010

Le participe présent et le gérondif

Formation du participe présent

radical de la forme avec "nous" au présent + ANT

Formes régulières
Infinitif
Forme avec nous
Participe présent
manger nous mange-ons mangeant
finir nous finiss-ons finissant
courir nous cour-ons courant
croire nous croy-ons croyant
se lever nous nous lev-ons se levant
Trois exceptions
ayant
étant
sachant
Forme composée
ayant mangé étant sorti(e)(s) s'étant envolé


Emplois du participe présent

Relation de simultanéité :
Remplace une subordonnée relative en "qui"
J'ai vu ces gens trembant d'émotion.
(qui tremblaient d'émotion)
Rapport causal Craignant de râter mon emission préférée, j'ai branché le magnétoscope.
Relation d'antériorité avec la forme composée La tempête étant terminée, nous avons pu sortir.
Remarque : Lorsque le participe présent est en début de phrase il se rapporte au sujet du verbe de la principale.
Connaissant ton courage, je sais que tu va t'en sortir.
et non *Connaissant ton courage, tu vas t'en sortir. (C'est moi et non toi qui connais ...)


Les dérivés du participe présent

Certains participes présents sont parfois employés :
comme préposition durant le match...
Recherche suivant le titre d'une œuvre
comme nom un(e) passant(e)
un(e) débutant(e)
comme adjectif Une bataille sanglante
un film poignant


Distinction entre le participe présent et l'adjectif verbal

Participe présent
Adjectif verbal
forme verbale toujours invariable
Je les ai trouvées tremblant de faim de de froid.
S'accorde en genre et en nombre avec le nom qu'il qualifie
Je les ai trouvées tremblantes, affamées et frigorifiées.
peut être suivi d'un adverbe de temps ou de manière
Je les ai touvées tremblant nerveusement.
peut être précédé d'un adverbe d'emphrase
Je les ai trouvées toutes tremblantes.
peut être suivi d'un complément
Je les ai trouvées tremblant dans un coin.
Peut être attribut du verbe « être »
Quand je les ai trouvées, elles étaient tremblantes.

L'adjectif verbal

Attention : L'orthographe de l'adjectif verbal peut différer du participe présent dont il dérive :
Participe présent
Adjectif verbal
adhérant adhérent
communiquant communicant
convainquant convaincant
détergeant détergent
différant différent
divergeant divergent
équivalant équivalent
excellant excellent
expédiant expédient
extravaguant extravagant
fabriquant fabricant
fatiguant fatigant
influant influent
négligeant négligent
précédant précédent
présidant président
provoquant provocant
résidant résident
somnolant somnolent
suffoquant suffocant
 




Le gérondif

Le gérondif est formé de

EN + participe présent

Emploi du gérondif

Le gérondif traduit communément les expressions anglaises de type "by doing" ou "while doing" .
concommitance (pendant que) J'ai retrouvé ma montre en rangeant ma chambre.
simultanéité (au moment où) J'ai aperçu Marie en entrant dans le restaurant.
manière ou moyen Il est arrivé en courant.
En travaillant régulièrement, on obtient de bons résultats
cause Elle s'est blessée en grimpant sur une chaise.
condition En prenant le métro, tu arriveras plus vite.
TOUT + gérondif (concommitance) Il chantonne tout en s'habillant.
TOUT + gérondif (opposition, concession) Tout en comprenant votre problème, je ne peux rien faire pour vous.

Négation du gérondif

SANS + infinitif

Il est arrivé en courant. Il est arrivé sans courir.



Expressions qui ne se traduisent pas par un gérondif

Le gérondif ne traduit pas toutes les formes en "ing" de l'anglais.
Le participe présent ne peut pas suivre une autre préposition que « EN »

He spends his time watching TV. Il passe son temps à regarder la télé.
He has no intention of studying. Il n'a acune intention d'étudier.
Painting is my favourite pastime. Peindre est mon passe-temps préféré.
La peinture est mon passe-temps préféré.